‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 285 sur 539 · Gagnât, /. c, p · texte numérisé non relu

Gagnât, /. c, p

fiés au gouverneur général et aux ducs de chaque province. C'est à eux que les indigènes sont tenus de venir présenter les réclamations qu^ils ont à formuler'; c'est de leur main, dans la capitale de chaque duché, que les chefs viennent recevoir les subsides qui leur sont alloués'. Sans cesse le duc surveille les mouvements des tribus et leur altitude'; il règle les relations de commerce qu'elles entretiendront avec le pays romain ou avec les peuplades indigènes demeurées indépendantes*; il donne les autorisations nécessaires pour franchir le lim€s^\ parfois même il assigne aux tribus les cantonnements qu'elles devront cultiver*. Viennent-elles à manquer à leurs engagements, le gouverneur punit leurs chefs en supprimant de sa propre autorité la pension qui leur est accordée "^ ; et si quelque trouble se produit dans leur district, il peut les en rendre responsables, les faire arrêter et même les condamner à mort*. Parfois aussi, pour châtier une tribu, on lui coupe les vivres' ou, par une exécution plus radicale encore, on va saccagerses moissons'^; en tout cas, l'autorité byzantine intervient sans cesse dans les affaires intérieures des Berbères; elle se constitue arbitre des querelles intestines deschefs**; peut-être même, en Afrique comme en Syrie, s'occupe-t-elle, à la mort d\m des vassaux, de désigner parmi ses héritiers le successeur qui lui agrée davantage *'. En fait elle considère les tribus,

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