id., p. 406-407. Cf. p. 502 : ^iS{^oXa toc vofuC&tuya
4. Joh., VI, 267; VII, 268; VIII, 270. Cf. des eiemples analogues en Sjrrie (Théophaae, p. 240, édlt. de Boor).
S.JoA., VU, 268-271.
En outre — et c'est le point essenliel du traité — l'empereur s'engage à payer à ces chefs un subside annuel dont le chiffre est formellement déterminé, et qu'on appelle Vannona*, £n échange de cette pension, le prince berbère s'engage avant toute chose à rendre des services militaires dont nous déterminerons tout à l'heure la forme; de plus il se charge, en échange de l'autorité qui lui est conférée, de maintenir dans son district la paix parmi les tribus. C'est tout à fait ce qu'en notre siècle on a nommé « la politique des grands chefs ». Pour assurer la tranquillité en Byzacène, Solomon ne trouve rien de mieux que de placer Antalas à la tète de toutes les tribus de la région; ce chef s*est un des premiers déclaré le vassal de Byzance ; il semble devoir garder une fidélité plus constante et plus sûre que ses voisins ; on augmente donc sou autorité, et à ce prix il sera, vis-à-vis du gouvernement, responsable de la tranquillité et du bon ordre dans toute 1 étendue de son commandement'.
Toutefois un contrôle est nécessaire. 11 est évident que ce les f/entes ne pouvaient pas être laissées à elles-mêmes; leurs chefs indigènes devaient avoir besoin do la même surveillance que nos caïds ou nos cheiks'. » Pour les maintenir dans le devoir, pour s'assurer aussi que la tribu remplit les obligations qui lui sont imposées, des pouvoirs fort étendus sont con-
h.BeU, Vand.y^, 504, 507 ; Malalas, p. 495. Cf. Mommsea {Hermès^ xxiv, p. 220) et Gagnât,/: c.,p. 745. Oo trouTe d'autres exemples daos Ménandre^p. 286-287 (Avares), 292, 377 (Syrie).
2 Bell. Vand.y p. 503-504. Aotalas est uo vrai vassal de Tempire {Joh., II, 346- 347). Les écrivains arabes — à la vérité d'époque fort postérieure — men- Uonnent une autre obligation encore imposée aux tribus. « Les Zenata et les Berbères qui habitaient les campagnes témoignaient aux Francs un certain degré d'obéissance : ils payaient Timpd/ aux époques fixées » (Ibn Khaldoun, Hiêt. des Berbères, ni,p. 191): et ailleurs le même bistorien parle des Berbères « qui avaient précédemment, payé l'impôt à Uéraciius, roi de Constantinople » {ibid., I, p. 208). La chose n a rien d'invraisemblable, et on peut remarquer, en faveur de cette affirmation, qn'Ibn Khaldoun a fort exactement défini les autres obligations imposées aux indigènes : toatelois les textes contemporains ne laissent rien entrevoir de semblable.