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plus efficace est celle qui fait accepter aux vaincus les mœurs et les institutions du vainqueur^, il s'efforça, parmi les tribus vassales de TEmpire, de répandre le christianisme. Aussi bien la propagande religieuse fut-elle en tout temps une des formes favorites de l'expansion byzantine. « L'Empire trouvait dans la religion Tunité qu'il ne trouvait ni dans la langue ni dans la race. L'orthodoxie lui tenait lieu de nationalité'. » Il se trouva qu'en Afrique la tâche fut relativement assez facile. Les tribus berbères paraissent avoir professé un respect instinctif pour le culte du (Christ, et, malgré de fréquents actes de violence commis sur les édifices religieux et même sur les personnes, une certaine vénération pour le clergé qui en était le représentante En tout cas, Tœuvre delà conversion entreprise en Afrique par l'ordre impérial semble avoir été couronnée de succès, et avoir porté bien au delà des frontières de la province Tinfluence de la diplomatie byzantine. Au sud de la Tripolitaine, le christianisme pénétra jusque dans la région lointaine des premières oasis sahariennes ; dans Toasis d'Auglla,où jusqu'alors le culte d'Ammon avait subsisté avec ses hiérodules, ses propbétesses et ses sacrifices, la population entière se convertit, et une église fut bâtie en Thonneur de la Théotokos '* ; la tribu des Gadabitani^ voisine de Leptis Magna, et demeurée jusque-là païenne, accepta la foi orthodoxe^; les habitants de Ghadamès reçurent également la foi chrétienne, et se soumirent en même temps, par un traité formel, à la suzeraineté byzantine ^. Il est probable que cette