‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 292 sur 539 · id., p · texte numérisé non relu

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6. îd,, p. 333. Cf. MorcelU, Africa christiana^ III, 303, qui place le (ait itn 348. On trouvera des détails fort intéressants sur la fai^n dont étaient conduites ces conversions dans Thistoire de Jean d*Éphëse. Il raconte, en effet, de quelle manière furent amenées au christianisme, sous Justinien et ses suc-

propagande religieuse, si efficace dans des contrées qui semblent pour la plupart soustraites à Taction militaire des Grecs, obtint chez les tribus cantonnées dans l'intérieur du territoire dessuccespIuseclatantsencore.il est certain que sous les successeurs de Justinien, Tœuvre continua avec le même bonheur. En 569, les Garamantes du Fezzan concluaient un traité de paix avec TEmpire et se convertissaient au christianisme*; au vu* siècle, les tribus établies aux alentours de Sabrata avaient également renoncé au paganisme ^ Et ces triomphes de la foi ne se limitaient pas à la seule Tripolitaine ; jusque dans les Maurétanies l'orthodoxie faisait chaque jour des conquêtes. An vrai, dans ce pays, où en 484 encore on ne comptait pas moins de quarante-quatre sièges épiscopaux pour la SitiGenne et cent vingt- trois pour la Césarienne', il est de toute évidence que la propagande chrétienne devait trouver des apôtres ardents et dévoués; et, en effet, non seulement dans les villes de la côte on rencontre des évêques au commencement du va*" siècle ; mais, à cette date, des communautés chrétiennes subsistent dans l'intérieur du pays, à Labdia(Médéa),à Oppidum Novum (Duperré dans la vallée du Chélif), à Timici '\ à Pomarium (TIemcen), à Altava (Lamoricière)*, dont l'intluence s'est incontestablement fait sentir parmi les Berbères d'alentour. Aussi voit-on vers 569 la tribu des Maccuritae se convertir au christianisme •, et vers 573 envoyer à Conslantinople une ambassade solennelle, chargée d'offrir à l'empereur, comme gage d'amitié et d'alliance, des défenses

cesseurSfles populaUons de la Nubie, Nabadéens (royaume de Napata) et AIo déens (v. Jean d'Éphèse, édit. Schôafelder, IV, 8, 7, 8 (p. 141-145). 49 (p. 180- 181), 51, 52, 53 (p. 183-188).

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