‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 296 sur 539 · Joh., III · texte numérisé non relu

Joh., III

2. MorceUi, Africa chrisL, UI, p. 293. Noveiles (éd. Schoell), App, H.

334 HlSTOiKfi DE LA DOMINATION BYZANTINE EN AFRIQUE

rences étaient plus brillantes que la réalité : bientôt de nouveaux malheurs allaient fondre sur TAfrique, et l'on peut démêler sans trop de peine quelques-unes des raisons qui allaient momentanément ébranler la grande œuvre de reconstitution entreprise par Justinien.

Tout d'abord ces places fortes, qui couvraient d*un réseau serré le pays tout entier, étaient peut-être trop nombreuses pour assurer une défense vraiment efficace. Pour élever en si peu d'années cette multitude de citadelles, il avait fallu plus d'une fois sacrifier au désir de faire vite la solidité de la construction; aussi plusieurs de ces forteresses n'avaient-elles que des remparts insuffisants S et quelques-unes d'entre elles demeuraient même inachevées. D'autre part, Tarmée d'occupation n était pas assez considérable pour tenir sérieusement tous ces postes; beaucoup de places de seconde ligne paraissent avoir été laissées sans garnison et simplement confiées à la garde de leurs habitants '; et dans celles mêmes où étaient établies les troupes impériales, souvent on ne rencontre que des détachements très faibles, bons peut-être pour protéger derrière des murailles la ville où ils étaient cantonnés, absolument incapables de surveiller efficacement et de couvrir le pays d'alentour^. Certes ces forteresses rendaient de réels services en offrant aux populations des campagnes un asile sûr et inexpugnable ^ ; certes leurs fortes murailles pouvaient en général braver les attaques d*un adversaire maladroit à l'art des sièges*; mais si, de cette sorte, elles assuraient aux villes une relative sécurité Je plat pays restait ouvert à toutes les attaques, exposé à toutes les razzias des Berbères. Au pied de ces citadelles impuissantes, dont les défenseurs assistaient inactifs aux pillages et aux incendies, les légers cava-

i. Joh., 1, 406-408; Bell. Vand.y p. 509.

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