Bell, Vand., p
5. Id., p. 508. Cf.[8ur le mode d'attaqae nécessaire pour enlever une pUcc bytantine, Aed,^ p. 211.
LA CRISE DES ANiNËES 54^-346 335
liers indigènes passaient sans s'arrêter, et plus d'une fois, ils pousseront leurs pointes audacieuses jusque sous les murs de Carthag^e*. Ainsi le système d'occupation, si savamment combiné en apparence, demeurait en réalité assez inefficace * ; malgré ses dispositions si ingénieuses, si compliquées, en fait, les frontières étaient insultées et forcées, le pays ravagé, les habitants surpris et traînés en esclavage. Pour éviter ces misères, pour obtenir de ces citadelles innombrables le résultat qu'on en attendait, il eût fallu quelque chose de plus : une armée très forte capable de tenir la campagne et de faire tête à l'envahisseur, une diplomatie très habile, capable de prévenir les desseins des Berbères, et de les maintenir en tranquillité. L'une et Tautre chose malheureusement manquaient à la fois dans l'Afrique byzantine.
Malgré les énergiques efforts du palrice Solomon, la décomposition de Tarmée d'Afrique n'avait pas été arrêtée, et plus que' jamais elle souffrait des maux qui l'avaient affaiblie naguère. L'administration militaire était plus que jamais pitoyable; malgré les sommesconsidérablesaccumulées au trésor de Carthage^ constamment la solde était en retard*. Les corps de limitanei mal organisés, mal payés, se disloquaient^; le service des vivres et des convois, mal préparé, mal surveillé,