‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 319 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

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rée fidèle à la cause impériale : le duc de Byzacène, Marcenlios et les troupes qui formaient la garnison d'Hadrumëte, refusaient ouvertement de se soumettre à Guntarith^; à Carthage même, beaucoup d*officiers et de soldats n'avaient qu*à contre-cœur accepté le fait accompli '. Les régiments arméniens en particulier qui, presque seuls avaient combattu pour le gouverneur, étaient mal disposés pour l'usurpateur; les anciens lieutenants de Solomon, les anciens gardes du corps d'Aréobinde ne lui étaient pas plus dévoués. Enfin Ântalas, à qui Guntarith s'était contenté d'envoyer pour prix de ses services la tète coupée du patrice, se défiait avec quelque raison d'un allié si prompt à trahir ses promesses, et déçu dans ses espérances^ il songeait à revenir au parti de Tempire '. Pourgroupertousces mécontentements, il suffisait d'un chef: il se trouva dans la personne d'Artabane^ le commandant d*un des régiments arméniens.

C'était un homme de haute naissance, apparenté à la famille royale des Arsacides; après avoir non sans éclat combattu dans les rangs des Perses, il était venu ensuite avec un certain nombre de ses compatriotes prendre service dans l'armée byzantine, et en 545, il avait accompagné Aréobinde en Afrique^. Beau garçon et brillant soldat^ d'bumeur généreuse et d'esprit résolu, il était bien vite devenu populaire dans toute l'armée : ses hommes en particulier l'adoraient et lui étaient entièrement dévoués*. Fermement attaché au parti de l'empire, il avait été un des derniers à faire sa soumission à Guntarith % et déjà il rêvait au moyen de renverser l'usurpateur et de restaurer en Afrique l'autorité de Justinien\ £n

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