‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 321 sur 539 · Cf. Partich, /. c, p. xxin; Joh,, IV · texte numérisé non relu

Cf. Partich, /. c, p. xxin; Joh,, IV

OU arrêtait les principaux de ses partisans ^ Le règne du tyran avait duré trente-six jours (mai 546).

L'administration byzantine se reconstitua tout aussitôt. Le préfet du prétoire Athanase reprit la direction de son département. Le commandement militaire de la province fut attribué avec empressement par la reconnaissance de Tempereur à Tofficier dont le dévouement, Thabileté et le courage avaient restauré à Carthage l'autorité de Justinien '. Tout réussissait à la fois à Taudacieux Arménien. Préjecta, heureuse de voir vengée la mort d*Aréobinde, plus heureuse encore d'échapper à Guntarith^ ne savait comment marquer sa reconnaissance à son libérateur; dès le lendemain de l'événement, elle l'avait comblé de richesses ^ ; maintenant elle pensait à l'épouser, et formellement lui promettait sa main ^. Artabane, grisé de sa fortune, se voyant déjà parent de l'empereur, et presque sur les marches du trône, oubliait dans son enivrement tout ce qui pouvait faire obstacle à cette alliance, et eu particulier, la femme, répudiée par lui, mais encore vivante, qu'il avait épousée jadis en Arménie. Le roman eut d'ailleurs un dénouement assez singulier. Préjecta, après la chute de Guntarith, retourna à Gonstantinople : dès lors^ Artabane ne voulut plus rester à Carthage. Pour se rapprocher de sa fiancée, il demanda sous divers prétextes d'être relevé de son commandement. Justinien y consentit avec bienveillance, et pour mieux prouver à l'Arménien sa faveur, il le nomma aux hautes dignités de magister militum praesentalis — l'emploi le plus élevé de la hiérarchie militaire — et de cornes foederatorum^ ^ et joignit à ces charges le titre de consul. Là s'arrêta pourtant la fortune d' Artabane : Thostilité de Timpératrice Théodora ruina son romanesque mariage ; bon gré, mal gré, il dut re-

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