‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 328 sur 539 · Jo · texte numérisé non relu

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disponible un général de valeur, permettait aussi de renforcer sérieusement les forces militaires de l'Afrique byzantine. Justinien se résolut à envoyer en Occident un armement assez considérable. Une flotte fut équipée, une armée nouvelle levée*, et dans les derniers mois de Tannée 546, après une navigation généralement heureuse, l'expédition entrait dans le port de Carthage. Il était grandement temps de venir au secours de l'Afrique : les tribus de la Tripolitaine, parmi lesquelles il faut nommer au premier rang celles des Levalhes et des Austures, continuaient à ravager cruellement la Byzacëne ; Antalas tenait la campagne, et ses Berbères, rendus audacieux par la profonde désorganisation de Tadministration grecque, s'enhardissaient jusqu'à assiéger les villes du littoral ; labdas, quoiqu'il semble avoir dès ce moment regagné prudemment la Numidie, restait en armes ou du moins gardait une attitude menaçante', et les débris de Tarmée byzantine, sous les ordres de Marcentios, le duc de Byzacène, et de l'Arménien Grégoire, un proche parent d'Artabane, étaient bloqués dans Carthage et dans quelques autres places fortes. Pour porter remède à cette périlleuse situation, de quelles ressources allait disposer le nouveau général? Malgré les efforts de l'empereur, on n'avait pu lui confier des troupes fort nombreuses : les événements d'Italie à ce moment même réclamaient une grande partie des forces de la monarchie^ de sorte que, même en tenant compte des détachements que trouvait en Afrique le magister milittim, l'effectif total de l'armée byzantine demeurait assez peu considérable : Corippus insiste à maintes reprises sur la faiblesse numérique des soldats grecs^. Heureusement la qualité des troupes compensait en quelque manière cette infériorité. L'essentiel des forces byzantines d'Afrique semble avoir été à cette date formé de cavalerie, et Ton sait que c'était là, dans les armées du temps, l'élément le plus solide

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