‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 33 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

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n IKSTOIRE DE LA DOMINATION BYZANTINE EN AFRIQUE

Byzantins uae redoutable guerre de partisans, les fatiguer par uoG massu de petits combats, couper leurs communications et leurs vivrt*s, les attirer à sa suite dans Tintérieur du pays et les épuiser im détail * ; au lieu de cela, il aima mieux risquer deux grandes batailles, où d'ailleurs il ne semble guère avoir bion vaillamment payé de sa personne. Le dernier roi vandale apparaît dans Procope comme une nature indécise et molle, nerveuse et sentimentale, sans fermeté et sans résistance * : à Decimum, il perd son temps à pleurer sur le cadavre de son frère morl et à lui rendre les honneurs funèbres, en face de rt^nneini ^ : dans les plaines de BuUa, lorsque l'armée de Sardaigae vieol rejoindre les troupes du roi vaincu, sans un mot, il se jctlo en pleurant dans les bras de son frère, et dans une scène d'ailleurs singulièrement dramatique, il épuise jusqu'à la lie Famère volupté des larmes*. Lorsque, après la défaite de Tricamarum, Tâpre poursuite des Byzantins Ta contraint à cbcrchcr un refuge parmi les Maures du mont Pappua, au lieu de s'ouvrir, Tépée à la main, un passage à travers les soldats qui bloi]UL*iit sa retraite, il reste inactif, souffrant le froid, la faim et la misère, s'étudiant lui-même et se complaisant à mettre en vers ses malheurs'; et après avoir courageusement supporté les privations, après avoir repoussé non sans hauteur les propositions qui lui sont faites, tout à coup, sur un incident qui louche sa sensibilité et son cœur', ses nerfs s'émeuvent, son ressort s'abat et il se remet aux mains de Bélisaire. Devant le général byzantin, et jusque devant l'empereur, il gardera une attitude étrange et un peu apprêtée de philosophe ironique et revenu de tout, qui sait la vanité des choses humaines et se complaît à en admirer en lui-même un exemple particulièrement mémorable'.

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