‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 36 sur 539 · rf · texte numérisé non relu

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dure et le joug barbare » qu'ils avaient connus et cette liberté toute neuve que leur apportait la domination byzantine \ dès le mois d'avril 534, avant même que la soumission de Gélimer fût connue à Byzance, il prenait les mesures nécessaires pour la réorganisation complète, administrative, financière, militaire, de ses nouvelles provinces. Malheureusement, entre les séduisantes illusions de Toptimisme impérial et la réalité des choses, il y avait quelque différence; on le voit bien en étudiant Tétat du pays au lendemain de la chute du royaume vaTndale.

Tout d'abord, et malgré les affirmations impériales^ il s'en fallait de tout que TAfrique fût pleinement reconquise. Assurément, la campagne de Bélisaire avait soumis aux Byzantins la Proconsulaire tout entière et une grande partie de la Byzacène; assurément, le reste de cette région semble avoir été presque immédiatement occupé jusqu'à Thelepte et Capsa et jusqu'aux frontières de la Tripolitaine - ; dans cette dernière province aussi^ l'autorité impériale paraît avoir été restaurée '. Mais à mesure qu'on s'avançait vers l'ouest, la pacification devenait plus imparfaite. Près des deux tiers de la Numidie échappaient à la domination grecque : si, du côté de l'occident, elle atteignait la région de Constantine *, vers le sud, elle ne dépassait point la lisière septentrionale des hauts plateaux : de ce côté, la ligne des places fortes qui, entre le Kef et la vallée du Roummel, protègent la grande route de Carlhage à Cirta — je veux dire les citadelles de Tagoura, de Madaure, de Tipasa, de Gadiaufala, d'Âd Centenarium, de Tigîsis — détermine assez exactement la première étape de

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