Jean de Biclar, a
des trois Maurétanies sonl revenus prendre place aux conciles de Carlhage*. Néanmoins dans ces régions lointaines les circonstances ont fini par modifier les divisions ecclésiastiques; en 646, il n y a plus qu'une province unique de Maurétanie^ ayant, suivant les anciennes traditions de TÉglise africaine, le plus ancien de ses évèques pour chef et pour primat '.
Quoi qu'il en soit, sous le règne de Justinien, TÉglise africaine semble avoir compris les provinces suivantes :
1^ La Tripolitaine, où nous nous trouvons, comme en 484, cinq sièges épiscopaux seulement: Leptis Magna, Oea, Sabrata, Girba (dans l'île de Djerba) et Tacapae*.
2^ La Byzacëne qui, en 484, avait cent quinze sièges épiscopaux, paraît en avoir beaucoup perdu àFépoque byzantine; du moins quarante-trois prélats seulement assistèrent au concile de 646 ^ Il est aisé de comprendre les causes de cette diminution : dans cette province particulièrement exposée aux invasions berbères, les ravages des indigènes avaient plus que partout ailleurs dépeuplé le pays. Malheureusement il est impossible de dire dans quelle proportion cette décroissance doit être attribuée à Tépoque de Justinien; il est évident que dès ce moment la guerre qui n'épargna, on le sait, pas plus le clergé que la population civile, a dû faire disparaître un certain nombre de sièges épiscopaux; toutefois durant tout le cours duvi® siècle, la vie religieuse paraît avoir gardé assez d'activité en Byzacène ^ pour qu'on soit autorisé à croire que beaucoup de diocèses disparurent seulement plus tard. Quoi qu'il en soit, nous trouvons au temps de Justinien des évèques dans les villes suivantes : sur la côte à lunca^.
i.Byz. Zeilschr,, l. c.