‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 372 sur 539 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

1. Du moins les primats de ces trois provinces sont seuls nommés dans rintitulé de la lettre an pape.

8. Cest l'hypothèse de Morceili, 1, p. 44-45; cf. Toulotte, /. c, p. 61-62.

effet à Carthage au commencement du vfi* siècle encore * ; mais pour les Maurétanies on ne saurait se contenter d'une telle explication. Sous le règne de Justinien, pas une mention n'est faite du clergé de ces provinces; elles ne figurent point aux assemblées de 534 ni de 550; elles ne sont point représentées au concile œcuménique de 553, Tempereur ne semble pas même se douter de leur existence*. Assurément des communautés chrétiennes subsistaient dans ces contrées, soit dans les villes de la côte soumises aux Byzantins, soit même dans rintérieurdu pays'; mais probablement ellesétaient d'une part beaucoup moins nombreuses maintenant qu'au temps peu éloigné encore où, en 484, la Silifienne comptait quarantequatre sièges épiscopaux et la Césarienne cent vingt-six*. D'autre part» dès 525 « la dure nécessité de la guerre » les empêchait d'envoyer au concile de Carthage plus d'un représentant*; à plus forte raison doivent-elles, pendant le règne de Justinien, avoir vécu fort repliées Bur elles-mêmes ; en tout cas nous n'avons pour cette époque gardé nul souvenir de relations entretenues par elles avec l'Église africaine. En fait, l'Afrique chrétienne que nous connaissons à ce moment se limite aux trois provinces de Proconsulaire, Numidie et Byzacène, cette dernière probablement s' accroissant de la Tripolitaine. A la vérité, vers le milieu du vi"" siècle, ce domaine parait s'être un peu étendu, et la propagande chrétienne a atteint les oasis situées au sud de la région des Syrtes®; sans doute aussi, un peu plus tard, la Césarienne a été entamée ^ ; des conversions importantes y ont rétabli ou accru le prestige de l'Église^ et^ au commencement du vu* siècle, les évêques

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