Cf. Diehl, Rapport, p
2. VogQé, /. c, p. 141-153 et pL 139-150 (couvent de SaiQt-Syméon).
telligence des livres saints*. » Verecundus, évêque de lunca, a les mêmes qualités que son collègue, et un témoignage contemporain nous apprend que tous deux étaient « remarquables par la sainteté de leur vie et leur science des Écritures*. »> Voici Facundus, le fougueux évêque d'Hermiane, auteur d'un vaste traité en douze livres sur la question des Trois Chapitres, et de plusieurs pamphlets où une rare violence de langage se mêle à une sûre connaissance des écrits de la théologie orientale*. Voici Ferrand, le diacre de Carlhage, l'élève chéri de saint Fulgence de Ruspae, le docteur le plus savant et le plus respecté de TEglise africaine, l'oracle de la science et de la tradition*. A côté d'eux, c'est Libératus, également diacre de Carthage, savant, diplomate, historien dont le Breviarium raconte les origines de la querelle des Trois Chapitres'; c'est Victor de Tonnenna, qui nous a laissé une Chronique singulièrement curieuse, dans les portions qui se rapportent au VI siècle, par le ton passionné du récit et la préoccupation presque exclusive des événements de l'histoire religieuse ; c'est encore Félicien, évêque de Ruspae, à qui fut dédiée la Vie do saint Fulgence^, et sans doute bien d'autres, tous prélats instruits, ayant, chose déjà rare dans l'Occident au vi* siècle, une connaissance assez approfondie du grec, et qui joignent à ces mérites littéraires, d'autres qualités — plus rares encore dans une partie de l'Église du temps, — une fermeté de ca-
1. Œuvres daas P. L., LXVIII. Oa trouve dans le même volume (LXVIII, p. 15) un traité dédié à Primasius par Tévêque Junilius, mais le personnage ne semble pas être africain. On y voit qu*à Constantinople, Primasius voulut connaître « Graecos qui diviuarum librorum studio intelligentiaque flagra> rent. » Cf. Cassiodore, De InsL div, litt., 9 {P. L., LXX, p. 1122) et Uidore de Séville, De vir. ilL,22 {P, L.,i, LXXXIU).
2. P, L., LXIX, p. 116; Isidore de Séville, De vir. ilL, 1. Sur les œuvres poétiques de Verecundus, cf. Manitius, Gesch. der chrisilich laieinischen Poésie, p. 403-407.