‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 399 sur 539 · Surtout p · texte numérisé non relu

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3. P. L., LXIX, H6. Ce document ne peut guère dater de la fin de 551, comme le ditDuchesne, /. c, p. 410, note, puisqu'il y est déjà fait mention de la fuite du papeàChalcédoine (23 déc. 551) et qu'il fallait le temps matériel pour transmettre cette nouvelle en Italie. Le texte parait être des premiers mois de 552. On ne saurait par conséquent non plus placer en 553 les détails qui y sont rapportés sur le choix des évéques envoyés au concile. 11 y a là dansDuchesne (p. 417) une légère erreur. -— L'édition des Mon, Germ. hist,, p. 438, met aussi la lettre en 552.

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rigueurs et les condamnations *, et ainsi, grâce à Tinertie volontaire ou forcée de tout ce que Tépiscopat africain comptait de prélats distingués ou courageux, les projets de Tempereur devaient, ce semble, triompher à Constantinople sans difficulté.

On sait comment, après bien des traverses, le concile œcuménique s^ouvrit enfin le 5 mai 553 '. Vainement le pape avait demandé que l'assemblée se tînt en Italie ou en Sicile, comptant que les évêques d'Occident, ceux d'Afrique en particulier, viendraient en grand nombre lui apporter leur secours*. C'était précisément ce que ne voulait pas Tempereur ; il se borna donc à promettre qu'il convoquerait à Byzance les prélats que lui désignerait Vigile; bientôt même, jugeant cette concession trop dangereuse encore, il déclara que les évèques latins, déjà présents à Constantinople, constituaient avec le pape une représentation plus que suffisante des églises d'Occident*. Mais comme le pontife, avec les évêques de son entourage, refusa finalement de siéger au concile ; comme il n'était venu personne ni de Gaule, ni d'Espagne, ni dltalie, ni de Dalmatie, ni d'IIlyrie, en fait l'Occident n'eut pour délégués que les quelques évêques venus d'Afrique en 551. C'étaient pour la Numidie le primat de la province, Firmus de Tipasa.et les évêques de Cuicul, Zattara et Milen; la Byzacëne n'avait envoyé que Tévêque de Tobscure cité de Victoriana; la Proconsulaire avait fourni Victor de Sinna, Valerianus d'Obba, et Sextilianus de Tunis; ce dernier représentait Tévêque de Carthage Primosus, qu'on avait jugé convenable de laisser en un poste où son dévouement connu pouvait rendre plus de services que sa présence au concile ^ Huit ou neuf prè-

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