Id , p
7. On peut essayer de fixer la date du traité Adversus Mociamtm. Il est
pouvoir civil, cette fois encore, paraît avoir prêté à ses efforts un vigoureux concours, la missiou de Mocianus eut un semblant de succès. Pour combattre cette dangereuse intervention, Facundus, sollicité par ses amis, lançait, du fond de sa retraite, une violente invective où il dénonçait les moyens scandaleux dont se servait la politique impériale, et quoique la terreur fût si grande en Afrique que Tévèque n'osait, en tête de son livre, inscrire le nom de ses correspondants, craignant que leurs relations avec un fugitif ne fussent pour eux une cause de persécution \ pourtant les fermes et courageuses déclarations du prélat' paraissent avoir rencontré quelque édio dans la province. Sans doute le préfet d'Afrique trouva des évêques prêts à faire tout ce quon voudrait; mais ils furent en petit nombre et, au vrai, ce n*était pas la fleur du clergé africain '. On choisit, en effet, les âmes simples et ignorantes; plus volontiers encore, on s'adressa à ceux que Ton pouvait prendre par les intérêts temporels, surtout aux hommes trop tarés et compromis pour se permettre aucune résistance. Contre les dissidents on multiplia d'autre part les
certainemeDt postérieur anx conciles africains de 550 (p. 854, 863, 864); on y parie aassi de prélats africains mandés à Coustantiuople et qui ont consenti à condamner les Trois Chapitres (p. 863), ce qui indique ane date poUérieure au milieu de 551. D'autre part, il n'y est point question du secoud édit impérial ; surtout Vigile y est fort maltraité, ce qui s'expliquerait mal après les violences commises à la fin de 551 à l'égard du pontife. Enfin, il y a une grande analogie entre les faits cités (surtout p. 868), et ceux que rapporte la lettre des clercs italiens (P. L,, LXIX, IIC). Que Mocianus ait été en Afrique au moment de l'affaire, cela ressort du contenu de la p. 855. Cf. Herele, [II, p. 436-437.