‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 406 sur 539 · Agathias, p. 305; cf. p · texte numérisé non relu

Agathias, p. 305; cf. p

fité de la première apparence de paix pour licencier les corps de limiianei*; tout prétexte élait bon pour diminuer les dépenses militaires ; et le résultat de cette incurie, c'est que Tempire était ouvert à toutes les attaques. Et qu'on ne soupçonne point Procope d'avoir à dessein, par haine de Justinien, chargé les traits de la description : ce qu'affirme, à la date de 559", l'auteur de l'Histoire secrète, Agathias le répète en termes presque identiques, et les Novelles impériales elles^ mêmes le confirment avec une lamentable précision. « En Tabsence de toutes les choses nécessaires, dit un document officiel, l'armée était si complètement dissoute, que l'État était exposé aux invasions incessantes et aux insultes des barbares*. » On juge par ce tableau delà situation où pouvaient se trouver des provinces, telles que l'Afrique, plus éloignées du centre de la monarchie. Les faibles troupes qu'on y entretenait étaient insuffisantes pour assurer la défense * ; les citadelles, délabrées ou abandonnées, ne protégeaient plus le pays ; au lieu du prestige de la force, c'estparladiplomatie seule qu'on essayait d'assurer la tranquillité. Aussi bien était-ce, à ce moment, sur toutes les frontières, la règle de conduite prescrite par l'empereur : semer la division parmi les barbares et les ruiner les uns par les autres^ maintenir leurs tribus en repos à grand renfort d'argent et de cadeaux, acheter, quand il fallait, très chèrement leur retraite, telle semblait être, en cette fin de règne, l'habileté suprême^. Le jour était proche pourtant où, sur toutes les frontières, allait éclater l'insuffisance profonde de cette politique négligente et de cette déplorable organisation.

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