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plus rester attachés à la terre, Fagriculture est complètement ruinée *. Dans ce cercle vicieux — car ce pays sans ressources, est incapable de rien payer — vainement la bonne volonté de l'empereur se débat pour trouver un remède ; vainement il essaie, par des mesures sévères^ de fixer au sol le cultivateur, de satisfaire les propriétaires de la province d'Afrique ; vainement, comme le dit un rescrit, « il veille attentivement, jour et nuit, aux intérêts de la république^ se hâtant de réformer tout ce qui est nécessaire » '. Les événements étaient plus forts que la volonté du prince : aussi, découragé, malade, sentant d'ailleurs sa raison lui échapper *, en 574, Justin II se décida à associer comme régent à l'empire le comte des excubiteurs, Tibère Constantin.
' Au moment où le nouveau basileus montait sur le trône de Byzance, la situation de l'Afrique semble avoir été un peu moins désastreuse. En Tannée 573, la puissante tribu des Maccuritae^ Tune des principales peuplades de la Maurétanie Césarienne, avait par une solennelle ambassade renouvelé sa soumission k Tempire^. Sans doute Garmul, le grand chef indigène, demeurait toujours redoutable^ : mais à cette date, s'il en faut croire du moins un renseignement que fournit le chroniqueur Marins d'Avenches, les préoccupations des Maures se détournaient de l'Afrique grecque et, attirés vers la mer, ils portaient leurs ravages sur les côtes de Provence'. En tout cas, le pays byzantin parait avoir été épargné pendant quelques années, et l'empereur^ désireux de pousser énergi-