‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 421 sur 539 · Greg., Epi9t., 1, 76-77; U · texte numérisé non relu

Greg., Epi9t., 1, 76-77; U

Z.Nov. 25» praef. Cf. Diehi, Exarchat, p. 84-82.

tué à rennemi, joignait incontestablement à la direction de son département civil le commandement des armées. D'autres phénomènes, non moins significatifs^ se produisaient vers le même temps et prouvaient l'importance croissante que devait prendre, sous la pression des circonstances, l'élément militaire dans l'Afrique menacée. Dès 546, on sentait la nécessité, pour tenir tète aux invasions berbères^ d'augmenter sur la frontière le nombre des commandements militaires : en Byzacène, la garde du limes ^ que Justlnien avait cru pouvoir confier à un seul officier général, était partagée entre deux duces \ dont l'un résidait à Hadrumète et protégeait la région du littoral, tandis que Tautre, sans doute établi comme jadis à Thélepte ou à Capsa, surveillait l'intérieur du pays. Ainsi de toutes parts, et par la force même des choses, l'administration militaire, à laquelle étaient remis les intérêts essentiels du pays, tendait à accroître son autorité et à prendre la première place; ainsi s'annonçait, dès le milieu du VI* siècle, la grande transformation qui, réduisant peu à peu en gouvernement militaire les anciennes provinces romaines, aboutira au vu^ siècle au régime des thèmes. Les circonstances particulières où se trouvaient placées les possessions grecques d'Occident ne pouvaient qu'y hâter encore l'évolution qui, vers le même temps, se préparait dans tout l'empire; ce fut l'origine de l'importante réforme qui, sous le règne de l'empereur Maurice^ modifia l'organisation administrative de l'Afrique, comme elle modifiait celle de l'Italie.

Assurément, à la fin du vi* siècle comme aux premiers jours de la conquète^byzantine, on rencontre à Carthage un préfet du prétoire, et on l'y rencontrera jusqu'aux derniers jours de la domination grecque en Afrique *. Sans doute il est, comme

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