Joh,, VI, 49. Cf. ParUch, p. vii-viii
2. Georg. Cjpr., p. 33 ; Greg., 4, 32 (juill. 594); 10, 37, 38 (juill. 6(K>; Jaflé- 1785-1786); 11, 5 (oct. 600); P. L.. LXXX, 478 (a. 627); P. G., XQ, 364, 583 (a. 641). C'est dooc à tort que Bury (II, 347) dit qu'en Afrique le préfet disparut bientôt. 11 se trompe non moins gravement lorsqu'il affirme qu'à l'époque de Justlnien les préfets étaient investis de l'autorité militaire (II, 34).
jadis, un personnage fort considérable : on le salue des titres pompeux d'Excellence et d'Éminence; il est, sous le règne même de Maurice, le chef incontesté de l'administration civile^ et sa surveillance s'exerce attentivement sur les actes des gouverneurs de province ; le]soin de l'administration financière lui est non moins certainement dévolu : pourtant sa situation est dès ce moment singulièrement amoindrie. Dans la pensée de Justinien, le préfet du prétoire d'Afrique devait être le premier magistrat du diocèse, et les ducs eux-mêmes, chargés de la défense des frontières, devaient, dans Tintention primitive du prince, relever de son autorité *. Or, vers la fin du vi* siècle, un autre personnage apparaît à côté de lui : ce n'est plus seulement, comme autrefois, le magister militum Africae^ commandant le corps d'occupation, dirigeant Tadministration militaire comme le préfet préside à l'administration civile. C'est un magistrat nouveau, l'exarque, placé dans la hiérarchie officielle au-dessus du préfet *. Or, cet exarque, quel rôle, quelles attributions a-t-il dans la province ? A l'origine, ce semble, il a été tout simplement, comme le veut ]\lommsen, le successeur de l'ancien magister militumy le gouverneur militaire de l'Afrique byzantine ', et si, pour désigner ses fonctions, un terme nouveau a été inventé ^ c'est ou bien que le nom de magister militum^ trop prodigué dans les grades inférieurs, ne suffit plus à caractériser le chef suprême de l'armée*, ou bien — chose plus vraisemblable encore • — que pour désigner les pouvoirs extraordinaires conférés par mandat spécial à ce
1. Il se peut même que primitivement Jastinien n'ait point pensé à instituer en Afrique un magister militum à côté du préfet. En tous cas, il n'en est point question dans les rescrits de 534.