‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 434 sur 539 · rf · texte numérisé non relu

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Tévêque du dehors, ainsi Texarque, représentant du basileus, se considérait comme le conseiller naturel, comme le juge, presque comme le supérieur des prélats. Gennadius trouve tout simple de se substituer au primat de Byzacène pour faire rapport au pape d'un incident strictement ecclésiastique*; il tient pour fort légitime d'accuser un évêque et de le retenir par violence, au mépris des ordres du pontife". Il entend exercer sans restriction, à Tégard de l'Église, ses droits de protecteur aussi bien que ses devoirs : et si, dans ses actes, la limite est parfois incertaine entre la légalité et Tabus de la force, en tout cas, ses prétentions mêmes sontsignificflitîves de son autorité.

Par bien d'autres points encore, la compétence de l'exarque empiète sur les pouvoirs autrefois réservés au préfet. Il reçoit, en même temps que lui, communication des édils impériaux et s'inquiète, aussi bien que lui, d'en assurer l'exécution '. Il se préoccupe, comme le préfet autrefois était appelé à le faire, de prendre, en faveur de l'agriculture, les mesures protectrices dont elle a besoin * et il dirige souverainement l'administration des domaines impériaux *. Bien plus, il exerce un droit de contrôle sur l'ensemble de l'administration civile \ Non seulement, il nomme les chefs militaires des provinces, ducs et tribuns, leur transmet ses instructions, surveille les actes de leur gouvernement ^ : c'est là chose naturelle, puisque originairement ces officiers ont un rôle exclusivement militaire : mais dans un temps où constamment ils sont amenés à se mêler des affaires civiles, forcément la compétence de l'exarque s'accroît avec l'extension de leurs attributions ; et en

i. Greg., 6, 59.

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