‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 433 sur 539 · Cf. Hartmann, l. c, p · texte numérisé non relu

Cf. Hartmann, l. c, p

Dans une monarchie chrétienne telle qu'est l'empire de Byzancojdes liens étroits unissent TÉglise à l'État, et les affaires religieuses se confondent sans cesse avecles affaires politiques. L'autorité impériale ne saurait donc se désintéresser des besoins de la religion et des démêlés de ses ministres : or,X5'est Texarque, représentant suprême du prince au dedans comme au dehors, qui est chargé d'exercer sur le clergé la surveillance des pouvoirs publics. Jadis, dans l'Afrique byzantine, le préfet du prétoire avait le soin des relations ecclésiastiques, et c'est lui qui, dans la querelle des Trois Chapitres, s'était fait Texéculeur des ordres et l'instrument des vengeances de Juslinien ; maintenant cette charge revient entièrement au palrice. C'est lui qui intervient dans les luttes intestines des églises pour rétablir parmi elles, la concorde et la paix ' ; lui qui protège la foi orthodoxe contre les assauts des dissidents*; lui qui met au service de la religion les forces de l'autorité publique pour punir les hérétiques ou provoquer les nouvelles conversions », Non seulement, gardien fidèle du dogme, il veille à faire respecter les canons des conciles* et parfois même préside aux discussions religieuses'; son autorité absolue s*étend également sur les personnes : sans son consentement, les évèques ne peuvent, même pour se rendre à Rome, quitter leur diocèse® ; et pour faire prévaloir sa volonté, plus d'une fois, il lui arrive d'employer la force. S'il n'intervient point directeinent dans l'élection des évéques, du moins il surveille attentivement les choix que font les conciles • et le pape lui-même lui reconnaît le droit de se mêler des affaires ecclésiastiques *. De même qu'à côté des pasteurs chargés de veiller aux intérêts spirituels de l'Église, l'empereur se jugeait appelé par Dieu à être

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