‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 436 sur 539 · Rambaud, /. c, p · texte numérisé non relu

Rambaud, /. c, p

L'ADMINISTllATION DE L'AFRIQUE BYZANTINE 489

d'hypostratège *, et comme Texarque il était revêtu de la haute dignité de patrice ' ; on voit, par ce seul fait, quel était dans la province le haut rang des autorités militaires ; on prévoit combien, en face d'elles, l'administration civile était de plus en plus condamnée à s'effacer.

Le préfet (T Afrique,

A côté de l'exarque, véritable gouverneur général de TAfrique byzantine, le préfet du prétoire a naturellement perdu beaucoup de son ancienne importance. Sans doute, on le salue encore des titres d'Excellenceetd'Éminence' ; en fait, il a cessé d'être le premier personnage de la province et ses attributions sont singulièrement diminuées. Jadis — et jusqu'en 582 — il était dans le diocèse le représentant le plus élevé de l'autorité publique * ; c'est par son intermédiaire que les sujets faisaient parvenir à Constantinople les requêtes qu'ils adressaient au prince * ; c'est avec son consentement qu'ils envoyaient, pour porter leurs plaintes, des ambassadeurs à la cour impériale®. Jadis — et jusqu'en 582 — le préfet, investi du droit de correspondre directement avec le basileus^ recevait communication de toutes les lois et décisions souveraines et se chargeait par ses edicta d'en assurer la publicité \ Maintenant, sur tous ces points, l'exarque est investi des mêmes privilèges : et c'est par le concours des deux pouvoirs que sont promulguées les ordonnances impé-

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