‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 447 sur 539 · Lib, pontif., p. 344. Cf. Greg · texte numérisé non relu

Lib, pontif., p. 344. Cf. Greg

8. Cf. Diehl, Exarchat^ p. 159-160, 163-164; Hartmann, p. 95-100.

ciaires étaient établis dans tous les ports importants, dans toutes les villes où se faisait un trafic notable, et partout où se tenait un marché fréquenté : outre la perception des impôts, ils étaient chargés de l'administration des magasins et entrepôts publics (aTucÔT^^xai), où étaient centralisés les produits de ces contributions *. A la tête du service était placé, dans chaque province, un commerciaire en chef, résidant dans la capitale de la circonscription administrative. On voit quel était dans le système financier de Tempire le rôle considérable attribué à ces personnages; au reste, les titres dont ils sont revêtus sur leurs sceaux disent assez leur importance : ce sont le plus souvent d'anciens préfets (àxo èxipxwv) ou d'anciens consuls

Le Musée de Saint Louis de Carthage possède un certain nombre de sceaux ayant appartenu à des commerciaires d'Afrique* ; tous portent, sur une de leurs faces, Teffigie du prince sous le règne duquel ils furent frappés ; c'est tantôt celle de Constant II ', plus souvent celle de deux empereurs, où il faut reconnaître sans doute, pour les plus anciens, Justin II et Tibère*, et pour les plus récentsdeux souverains du vu» siècle, soit Héraclius II et Héracléonas, soit Constantin Pogonatet son fils. Les uns portent des légendes latines, et le titre de commerciarius Africae ^ ; les autres ont des inscriptions grecques et joignent à l'indication de la fonction la dignité d'airà ÛTraTwv ou d'iro exap^wv*. Dans la disette extrême d'informations où nous sommes réduits pour Tétude de l'administrationbyzantine en Afrique, ces monuments offrent un très vif intérêt ; ils

Page 1