Cf. Hartmann, p/,74-76 et Greg-^ 1,73 {dalicia
Ta VU, la domus divina avait des agents dans la province * ; plus tard, à la fin du vi" siècle, on trouve en Italie des employés du fisc, désignés par les noms de cornes privatarum ei de palatirii privatarum* \ il est probable que des fonctionnaires du même ordre étaient chargés, dans Texarchat d'Afrique, d'administrer, sous la haute autorité de Texarque, les domaines impériaux*.
L'administration du trésor public réclamait un personnel plus considérable. On sait avec quelle insistance les constitutions impériales recommandent de faire rentrer exactement les impôts, et les plaintes fréquentes que soulève la rigoureuse perception des contributions attestent que ces instructions étaient attentivement obéies *• Pour percevoir le tributiim levé sur la propriété foncière '* et qu'aggravait encore pour les possessores le poids de la coempiio, de l'èTuiôcX-r;, des corvées {angàriae) de toute sorte ®, pour faire acquitter les taxes qui frappaient l'industrie et le commerce, par exemple l'impôt sur la navigation [nauticatioY , dont parlent quelquefois les documents, il fallait de nombreux fonctionnaires. En Italie, on rencontre, employés à ces divers offices, des palatini sacrarum largitionurrij des susceptores et des collectarii, un erogator ' : on peut croire que l'administration des finances comportait en Afrique des agents de même sorte ; mais les seuls qui nous soient connus d'une manière certaine sont les commerciaires.
Depuis la fin du vi" siècle, on trouve, dans chaque province de l'empire, des fonctionnaires chargés de percevoir les droits de douane, et d'une manière générale les impôts divers qui, sous le nom de xo{jL;ji.epy.t5v, étaient prélevés en argent ou en nature sur l'agriculture et sur le commerce : ces commer-