d., 9, 195. Cf
province *, et grâce à la bienveillance non dissimulée del'adminislration impériale *, Thérésie donaliste eut en Numidie un regain de prospérité. C'est qu'en face des périls qui de toutes parts menaçaient l'empire au dehors, Maurice sentait profondément la nécessité de maintenir la paix intérieure ; et de même qu'il tâchait d'étouffer en germe les questions importunes qui pouvaient provoquer un scandale ou un trouble, ainsi il s'efforçait d'apaiser les dissidences, de calmer les mécontentements, d'attacher fortement les sujets à cette monarchie byzantine qui, sous l'œil des barbares, avait plus que jamais besoin d*union pour la défense '.
Malheureusement ces bonnes intentions ne furent qu'imparfaitement réalisées. Assurément Grégoire le Grand vante la prospérité que l'Afrique connut sous la bonne administration de Gennadius*, et, en effet, parmi les plaintes innombrables qui de toutes les provinces viennent dénoncer à Rome les abus des gouverneurs, bien peu se rapportent aux actes des fonctionnaires de l'Afrique propre*. Mais d'une part les besoins de la guerre et la disette lamentable du trésor public obligeaient, quoi qu'on en eût, à exiger les impôts avec la dernière rigueur; d'autre part, dans ces provinces byzantines d'Occident, soustraites par leur éloignement au contrôle incessant du pouvoir central, la discipline administrative se relâchait gravement. L'exarque et le préfet négligeaient plus d'une fois de faire exécuter les édits qui leur étaient transmis de Constantinople*, et, à l'exemple de leurs chefs, les ducs, les praesideSy surtout lorsqu'ils administraient quelque district écarté comme la Sardaigne ou la Corse, en prenaient fort à