‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 455 sur 539 · Id · texte numérisé non relu

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L'ÉGLIiŒ D*AFR1QUE ET L'ADMINISTRATION BYZANTINE 509

Enfin dans certaines portions de Texarchat d'Afrique, Tœuvre de la conversion demeurait stationnaire ; en Corse, beaucoup de diocèses restaient sans évèques pendant plusieurs années de suite et retournaient lentement à la barbarie *. En Sardaigne^en Afrique même, beaucoup de prélats étaient négligents on indifférents* : et malgré les louables efforts que faisait sur ce point Tadministration impériale, toujours prête à imposer par les armes la religion orthodoxe ^, beaucoup de païens continuaient à adorer les arbres et les pierres* et jusque sur les domaines des propriétaires chrétiens, jusque dans les patrimoines de l'Église, subsistaient un grand nombre de cultivateurs idolâtres*.

Pour rétablir la discipline ébranlée, pour soutenir contre l'assaut des hérétiques la résistance des évêques catholiques, pour stimuler à l'œuvre de la propagande le zèle affaibli des prélats, il fallait que le pontife romain exerçât sur TÉglise africaine une exacte surveillance. Grégoire le Grand ne manqua point à la tâche. Le notaire Hilarus, chargé d'administrer en Afrique les patrimoines de TÉglise romaine, devint dans la province un véritable légat pontifical, chargé de surveiller la conduite des prélats, de faire sur leurs actes les enquêtes nécessaires, de réprimander leurs fautes, de leur transmettre les instructions du pape, de provoquer pour les juger la réunion des conciles \ A côté de lui, deux évêques méritèrent également la confiance toute particulière du pontife : c'était Dominique, métropolitain de Garthage, qui pendant neuf ans reçut de Grégoire les témoignages de l'amitié la plus tendre et les mérita par la ferveur de sa foi et sa déférence pour l'Église romaine?; c'était surtout Columbus, un évêque de Numidie,

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