‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 457 sur 539 · Id · texte numérisé non relu

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L'ÉGLISE D'AFRIQUE ET LADMlNISfRATIOiN BYZANTLNE -ill

Carlhage du soin qu'il apportait en toute circonstance à cousulter respectueusement le Siège apostolique*.

Les relations fréquentes que le souverain pontife entretenait avec rÉglise africaine le mettaient en rapport nécessaire avec les représentants de l'autorité impériale. Aux yeux de Grégoire le Grand, en effet, exercer une charge publique était chose grave", qui imposait des devoirs envers TÉglise, tout autant qu'envers TEtat; pour bien remplir ses fonctions, il ne suffisait pas à ses yeux de « s'acquitter envers la république de ses obligations terrestres », il fallait surtout « ne pas oublier de rendre au Dieu tout-puissant Thommage qu'on doit à la patrie céleste »^. Aussi Texarque doit-il avoir pour premier souci de vivre sans cesse dans la crainte du Seigneur* : il est le protecteur né de la religion, chargé d^étendre au dehors son domaine par les armes, de la défendre au dedans contre l'audace des hérétiques*^; s'il veut réussir dans les affaires du monde, assurer à ses soldats de glorieuses victoires, avant toute chose, il doit pieusement; sincèrement, se faire le champion de Dieu^; il suffit pour cela qu'il mette au service de l'Eglise Tautorité publique, qu'il prêle nrain forte en toute circonstance aux prélats et aux missionnaires, qu'il corrige sans tarder les abus qui font tort aux personnes ecclésiastiques, qu'il combatte vigoureusement quiconque trouble la paix intérieure de là chrétienté, qu'il se préoccupe avant tout de respecter les droits de l'Église, la personne de ses mi-

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