‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 458 sur 539 · rf · texte numérisé non relu

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nistres et les intérêts des pauvres*. En conséquence, Grégoire se montre implacable pour quiconque manque à ces devoirs essentiels. Fort de l'autorité que la loi lui confère et du prestige qui s'attache à son caractère sacré, il maintient hautement contre toute usurpation des pouvoirs publics les droits et privilèges de saint Pierre ^ Il n'admet point qu'on impose aux biens du clergé des charges ou des corvées extraordinaires, qu'on moleste injustement les personnes ecclésiaatiquess, et il recommande aux évêques de ne jamais, pour complaire aux puissants de la terre, consentir à sacrifier la justice et la vérité \ Quand un prélat est mis en cause, son attitude est plus hardie encore : entre Texarque et l'homme d'Église, le pape se constitue seul juge; entre le témoignage des deux personnages, & peine songe-t-il à hésitera

Quand Tévêque Paul de Numidie, persécuté par les donatistes^ injustement accusé par le patrice Gennadius, demande justice au pape contre ses persécuteurs, aussitôt Grégoire évoque TafiFaire à Rome. Vainement, pendant deux ans, l'exarque retient le prélat en Afrique; vainement, un peu plus tard, il refuse d'accepter le débat devant le tribunal du pontife; Grégoire ne cède point. Au rapport administratif il oppose l'enquête ecclésiastique, faite sur ses ordres par les soins de Columbus : énergiquement il affirme qu'il a droit d'examiner et de juger l'affaire; il porte jusqu'aux pieds de l'empereur le conflit soulevé par le patrice, et finalement il renvoie en Afrique, recommandé, protégé par l'autorité apostolique, Tévêque, qui, à ses yeux , n'a commis d'autre faute que de défendre sa foi au lieu de céder à la volonté des hommes ^.

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