‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 460 sur 539 · II · texte numérisé non relu

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menacent ses provinces, et lui suggère les mesures — même celles d'ordre militaire — qui pourront écarter le péril *. Par ses ordres. Tévêque de Caralis veille à Tapprovisionnement de la ville, à Tentretien des murailles, à la garde des remparts • : ainsi TÉglise pénètre dans Tadministration et parfois même se substitue à elle.

Or — et ceci est très grave — les gouverneurs impériaux, obligés parla loi d'accepter les conseils des évêques, entraînés par le respect de la religion à ménager un prélat qui parlait au nom de Dieu \ prenaient insensiblement l'habitude d'écouter les avis du pontife, se disant qu'après tout, c'était souvent, comme l'affirmait Grégoire, un moyen assuré de plaire à la fois aux princes de la terre et au roi du ciel*. L'exarque Gennadius s'efforçait de mériter les félicitations du pontife, en répandant parmi les nations vaincues le divin nom du Christ *; il veillait pour lui complaire à protéger et à mettre en valeur les patrimoines de l'Église romaine en Afrique * ; il faisait bon accueil aux personnes que lui recommandaitl'évêque'^; et malgré quelques résistances passagères, il semble avoir inspiré assez de confiance à Grégoire pour mériter d'être, même en matière religieuse, l'exécuteur de ses volontés : « Nous avons, lui écrivait le pape, d'autant plus de plaisir à vous confier la surveillance des affaires ecclésiastiques que nous connaissons pleinement les pieuses dispositions de votre cœur » • ; et, entre autres choses, il invitait le patrice à rappeler aux évêques numides les règles canoniques qui devaient être observées dans l'élection du primat provincial '. Le préfet Innocent est encore plus complètement dévoué à Grégoire; le pape lui écrit cpmme à

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