Jean de Nikiou, p. 553. Cf. Drapeyron, /. c, p
4. 1! était mort avant 617. A cette date la Chronique pascale (p. 708) lai donne l'épithète d*dee((jivr)<TToç. Jean de Nikiou (p. 553) permet de croire qu'il mourut Ters 611.
5. Drapeyron, p. 15» 108. Cf. Tauxier {Revue africaine, 1883, p. 242).
vienne ici confirmer cette assertion, l'hypothèse n'est pas invraisemblable. Toutefois Grégoire ne resta point fort longtemps à Carthage : il semble bien qu'aux environs de Tannée 617, l'Afrique avait pour gouverneur le patrice GaesariusV Mais en tout cas, il est certain que, quelques années plus tard, de nouveau la province fut confiée à un prince de la famille impériale. C* était Nicétas, le Sis de Grégoire et le cousin du basileus, celui-là même qui avait si puissamment aidé Héraclius à renverser Phocas. Investi, en récompense de ses services, de la haute dignité de comte des excubiteurs*, chargé pendant plusieurs années du commandement des troupes sur la frontière perses, il avait reçu en outre l'important gouvernement d'Egypte*; traité par l'empereur comme un véritable frère *, il jouissait à la cour d'une faveur sans égale*, et par les fiançailles de sa fille Gregoriaavec Théritier présomptif de l'empire', il était vraiment sur les marches du trône. G'estce grand personnage qu'Héraclius ne jugea point inutile de nommer au gouvernement de l'Afrique *. L'Egypte venait d'être envahie par les Perses (619) ; de sérieux périls menaçaient l'Occident byzantin ; cela seul eût suffi à expliquer le choix du prince. Mais en outre c'était devenu une tradition de la
1. C'est une hypothèse de Gelzer (Georg. Cypr., p. xui). On trouve en 615 un patrice Caesarins négociant avec Sisebuth pour terminer la guerre en Espagne (Mon. Germ, hist.j Epist.^ UI, 662 sqq.), et on peut se demander, les possessions byzantines d'Afrique étant rattachées àlaMauritanie seconde, si ce patrice n'est point l'exarque d'Afrique. 11 n'y a dans ces lettres aucun passage vraiment décisif. On lit seulement, p. 664 : « etsi in exleris degeam finibus»; et à la p. 667, le roi transmet directement aux judices grecs le texte delà convention préliminaire conclue entre lui et le patrice : ce qui semble indiquer que celui-ci est éloigné des places d'Espagne. Mais la question reste doateuse.