Nicéph., p
6. Bury, H, p. 287 ; Tauzier, Le patrice Grégorius (Revite africaine, 1885, p. 284);Gelzer, /. c, p. 131.
7. Je ne sais où Ton pread un Gregorias frère d'Héraclius (Bury, II, p. v; Tauzier, l. c, p. SOO-301). De Boor se trompe eu effet à ce sujet dans l'index de Nicéphore (p. 240). On connaît seulement par Théophane un Grégoire, neveu d*Hèraclius, qui mourut, en 651-52 à Héliopolis, prisonnier des Arabes (Théophane, p. 345). Tauxier, /. c, veut identifler ce personnage avec le patrice d'Afrique, qui serait, selon lui, tombé en 647 aux mains des musulman^ : il faut plutôt y reconnaître, ce semble, le Grégoire, fils de Théodore, qui en 649-50 fnt remis comme otage aux mains de Moaviah.
province : lorsque, en 628 ou 629, on célébra le mariage de Gregoria avec le jeune empereur Héraclius Constantin, la fiancée, quoique son père fût déjà mort à cette date, vivait dans la province de Pentapole* ; ce qui semble peu explicable, à moins d'admettre que la famille de Gregoria possédait des propriétés dans cette région, ou qu'un de ses membres y remplissait une charge administrative. Enfin il est naturel qu'Héraclius ait reporté sur le fils de Nice tas la faveur dont il avait comblé le père, et qu'à ce personnage, beau-frère de Théritier du trône, il ait remis en toute confiance l'important gouvernement d'Afrique, devenu en quelque sorte héréditaire dans sa famille : cela surtout en un moment où Tinvasion arabe semblait de plus en plus menacer cette province, et où le pays, on le verra, tendait par surcroît à s'affranchir de l'autorité de l'empereur. J'ajoute que, dans cette hypothèse, on comprend mieux bien des détails du soulèvement que Grégoire tenta en 646, et l'appui universel qu'il trouva dans un pays dévoué de longue date à sa race ', et la sympathie qu'il rencontra dans tout rOccident, hostile à la descendance directe d'Héraclius', et désireux pourtant de ne point se détacher de l'empire, et enfin les motifs mêmes qui décidèrent l'exarque à se proclamer empereur.
Ce sont là, je le sais, de simples conjectures ; pourtant la présence certaine d'Héraclius l'ancien et de Nicétas àla tète de l'administration africaine leur donne une grande probabilité ; elles ne tirent pas moins de vraisemblance de ce fait, que TAfriquesemble avoir été, sousle règne d'Héraclius, une des parties les plus prospères de la monarchie, qu'elle fut visiblement aussi Tune de celles pour qui l'empereur témoigna la plus attentive sollicitude. Vers le milieu du vu* siècle, l'Occident semblait vraiment le plus sur boulevard de Tempire; en 619, on l'a vu, Héraclius songeait à se retirer à Carthage; en 662, son pelil-
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