‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 50 sur 539 · Labbe, IV · texte numérisé non relu

Labbe, IV

«. Théophylacte Simocatta, II, 3, 13; II, 4,12; Procope, BelL Vawd., 359.

de domesticus ; véritable chef d'état-major de Bélisaire, il avait assez complètement gagné la confiance du patrice pour être chargé par lui, après la victoire de Decimum et la prise de Carthage, d'aller porter à l'empereur la nouvelle des événements accomplis '. On peut croire que ses rapports ne furent point sans influence sur les mesures que Justinien arrèlapour la réorganisation de l'Afrique ; en tout cas il revint à Carthage, investi d'une mission de confiance', -et c'est à lui que Bélisaire transmit en s'embarquant le commandement de Tarmée '. Bientôt, au titre de magister milittim, Solomon allait ajouter celui de préfet du prétoire d'Afrique, et réunir entre ses mains les pouvoirs civils et militaires*. Or il se trouva que^ dans le corps de ce général eunuque ', se rencontraient une âme énergique, un courage à toute épreuve, de remarquables talents de diplomate et d'administrateur : c'était beaucoup pour résoudre heureusement lacrise qui, en 534, menaçait l'Afrique ; ce n était pas assez pour la conjurer entièrement. Pourtant, ert contre toute espérance, on le croyait à Constantinople. En toute sincérité^ Justinien pensait qu'un ordre impérial suffirait à « étendre les provinces africaines jusqu'aux limites qu'avait atteintes la république romaine avant l'invasion des Vandales et des Maures » % à reconstituer cet « antique limes» ^ tout hérissé de villes fortes et de citadelles, qui garantissait autrefois l'intégrité de l'Afrique \ Il se persuadait que « les veilles et les travaux de ses soldats dévoués ^ » triompheraient sans peine des ennemis qui occupaient encore des portions de son impérial héritage; avec une^emarquable et un peu naïve insistance, il parlait du moment prochain où

K Beil. Vand., p. 406.

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