‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 502 sur 539 · rf., p · texte numérisé non relu

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5. Ibn Rhaldoan, Risl, des Berbères, ], p. 286-287, et III, p. 192 : « chacune des tribus combattit sur son propre territoire, en se faisant aider par un détachement de Francs ».

gueur et d'habileté. Il était facile de mettre à profit les dispositions favorables qu'inspirait aux Berbères la communauté du péril; on pouvait avec quelque bonne volonté calmer l'agitation religieuse qui persistait en Afrique^ et apaiser les mécontentements qu'elle avait fait naître. Malheureusement l'empereur Constant II ne paraît point s'en être inquiété. Assurément il comprit l'importance qu'il y avait à rattacher fortement à l'empire les provinces occidentales de la monarchie, et les ressources qu'on y pouvait trouver pour lutter efficacement contre l'Islam*; on peut croire que de sérieuses raisons le décidèrent à transporter en Sicile sa résidence, et il est certain qu'il fit quelques efforts pour organiser dans l'exarchat de Garthage une plus solide défense militaire'. Mais ces grands desseins coûtaient cher, et l'argent manquait ; pour s'en procurer, l'empereur écrasa d'impôts la Calabre, la Sicile, la Sardaigne et l'Afrique : par des remaniements du cadastre et des recensements nouveaux destinés à multiplier les unités imposables, il frappa de lourdes charges les propriétaires fonciers; en même temps il augmentait les taxes qui pesaient sur le commerce maritime, il confisquait jusqu'aux biens d'église, et ses agents apportaient dans l'exécution de ses ordres la plus rigoureuse sévérité^ Cette cruelle tyrannie acheva de troubler profondément les provinces africaines : les historiens arabes racontent qu'un soulèvement éclata à Carthage; on chassa le patrice impérial chargé de lever les nouveaux impôts, et à sa place on proclama comme gouverneur un certain Êleu-

i. Cf. Labbe, VI, 905, où l'on voit qae les moines d'Afriqae contiDuaient à défendre les opinions de Tabbé Maxime et qu'entre enx et le clergé d'Orient de véritables polémiques étalent parfois soulevées.

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