‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 504 sur 539 · Ub. pantif., p · texte numérisé non relu

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570 IIISrOÎRK DE LA DOMINATION BYZANTINE EN AFRIQUE

therius*. Or, à ce moment même, alors que le pays était absolument désorganisé, peut-être même en pleine révolte contre le basileus, une armée musulmane s'approchait des frontières de la Byzacène. Déjà on 647 les Arabes avaient su tirer parti des troubles intérieursqui agitaient la province; on peut croire qu'en 665 ils n'ignoraient point la situation de l'Afrique et les avantages qu'elle offrait pour une heureuse et profitable invasion.

Depuis plusieurs années, les gouverneurs arabes de l'Egypte songeaient à entreprendre cette grande expédition, et il se peut que, dès avant 665, ils aient, par quelques courses rapides, reconnu le terrain de la future campagne*. A ce moment, les circonstances semblaient favorables. Moaviahibnllodaîdj reçut du khalife Tordre d'entrer en Byzacfene. Sans peine il pénétra dans rintérieur des terres, jusqu'aux environs de Sbiba, et il s'occupailà ravager le pays en tout sens, lorsqu'il apprit qu'une armée byzantine forte de 30,000 hommes et commandée par un patrice du nom de Nicéphore, venait de débarquer à Hadrumète. C'était Tempereur Constant II qui, de Sicile, avait envoyé cette expédition en Afrique, soit pour dompter la révolte de la province, soit pour la défendre contre Tinvasion des musulmans. Quoi qu'il en soit, les troupes grecques furent battues, obligées de reprendre la mer en hftte^ : la Byzacëne se trouvait livrée à tous les ravages du vainqueur. Audacieusement Moaviah alla mettre le siège devant la forte place de Dje-

!. Fouroel, p. 141; Noveiri, /. r., p. H1-H2.

2. Abd-el-HaJccm mentionne une expédition en66i (Fournel, I, p. 139), et Weil (l. c, 1, p. 283) admet le fait. Il se peut fort bien que les trois expédit'-oos de 654, 661, 665, conduites par Moaviah ibn Hodaîd], se ramènent à une seule. En tout cas les deux dernières semblent se confondre. Roth n*admet que celle de 665 (p. 25-27). Cf. A. MQller, Der Islam, I, p. 352.

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