Noveiri, p. 123. Cf. Roth, p
Il recula devant ces remparts comme il avait fait devaat ceux de Bagaî et descendit vers le Zab. Là encore^ la lutte fut rude et difficile: retranchés dans leurs forteresses, appuyés par des troupes grecques, les habitants de la région se défendirent : et quoique les Arabes aient fini par prendre les principales villes de la contrée, ce succès chèrement acheté n'assurait nullement la soumission du pays '. Cependant Okba voulut pousser plus avant sa course: sans laisser derrière lui aucune garnison, sans s'inquiéter des obstacles qui demeuraient debout après son passage, il s'engagea dans la Maurétanie et vint attaquer Tiaret. Une grande armée berbère, soutenue par quelques détachements byzantins, était rassemblée en avant de la ville : dans une sanglante bataille, les Arabes enfoncèrent leurs adversaires* ; puis, sans perdre le temps à un siège difficile, ils pénétrèrent dans la Tingitane et ne s'arrêtèrent, dit-on, qu'au rivage de TAtlantique'. Mais, pendant ce temps, derrière Okba, se formait un redoutable orage. Les Byzantins, rappelant leurs troupes de Tiaret et du Zab, concentraient en Numidie toutes leurs forces disponibles ; les Berbères, que l'orgueil d'Okba traitait maintenant en vaincus, n'attendaient pour se soulever qu'un signal de Koçéila; et le chef indigène, que les Arabes traînaient à leur suite depuis le commencement de la campagne *, brûlant d'un désir ardent de venger ses humiliations^ s'entendait secrètement avec les Byzantins pour couper la retraite au vainqueur. Okba ne se doutait de rien : plein de mépris pour ces populations qu'il croyait soumises, il reprenait la route de Kairouan, ne gardant avec lui qu'un petit corps de cavalerie. Parvenu dans le Zab, il se dé-