‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 510 sur 539 · IbD KhaldoQD, p. 286-287; Noveiri, p. 123-124. 0. Ibid · texte numérisé non relu

IbD KhaldoQD, p. 286-287; Noveiri, p. 123-124. 0. Ibid

SOUS main avecEoçéila, qui avait cruellement à se plaindre du nouveau gouverneur, et n'aspirait qu'à se venger *.

Lorsque donc en 683 Okba, laissant une partie de ses troupes à la garde de Kairouan, prit la route de TOccident pour conquérir toute l'Afrique àTlslam, partout les Berbères et les Grecs — les Roum, comme les nomment les historiens arabes — s'accordèrent pour lui opposer une énergique résistance '. Après avoir traversé, de l'est à Touest, les grandes plaines de la Byzacène, le général musulman avait pris sa route le long du versant septentrional de TAurès. Là, les citadelles byzantines de la Numidie offraient à la défense un appui formidable : Okba ne tarda point à s'en apercevoir. En avant de Bagai, sous Tabri de ses murailles, il trouva une armée disposée à lui barrer le passage ; et quoiqu'il réussit, après une lutte opiniâtre, à rejeter dans la forteresse les Berbères et les Roum, il n'osa pas se risquer à entreprendre le siège de la place *. Continuant sa marche, il parut devant Lambèse : les populations des environs s'étaient réfugiées en masse dans la ville ; à l'approche des Arabes, elles les attaquèrent avec tant de vigueur qu'un moment Okba se crut perdu : il parvint cependant à se dégager, mais la citadelle byzantine était trop forte pour qu'il pût espérer l'emporter *•

l.Cf. Fournel, 1, p. 115.

2. Sur cette expédition, doot Abd-el-Haketn fait uq récit beaucoup plus bref que les chroniqueurs postérieurs (il est publié dans Roth, p. 61-63. Cf. Weil, 1, p. 288, n. 2), voir Weil, p. 288-290 ; Fournel, p. 166-179, qui admet sans beaucoup de critique la version traditionnelle, et surtout Roth, p. 61-68, qui a fort bleu marqué le caractère romanesque du récit de Noveiri (p. 67-68), vraisemblablement emprunté par cet écrivain au chroniqueur ibn er-Rakik. Roth admet pourtant qu'il doit y avoir quelques faits historiques dans l'exposé de Noveiri. Cf. A. MUller, /. c, l, p. 353, qui n'admet le récit arabe qu'avec de grandes réserves.

3. El-Bekri, Journal asial., 1859, p. 394; Ibn Khaldoun, I, 211 ; Roth, p. 67-68, Cherbonneau a publié {Revue afr., 1869, p. 225) une « Rplation de la prise de Tébessa par farmée arabe en Van 45 de V hégire, traduite du Fotoh Ifrikia ». C'est un récit purement légendaire, où il n'y a à noter que la mention du palriee (p. 237), gouverneur d'Afrique, et du légat qui commandait à Constantine (p. 238).

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