‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 520 sur 539 · Ibid. Ici aussi la date de 698 est certaine · texte numérisé non relu

Ibid. Ici aussi la date de 698 est certaine

bientôt de dissiper cette illusion. Jamais plus les escadres byzantines ne devaient revoir les rivages de Carthage(698).

Cette fois c'en était fait de la domination grecque en Afrique : devant Tépée victorieuse des musulmans, les populations fuyaient éperdues, s'embarquant en toute hâte pour chercher un refuge dans les îles de la Méditerranée *, ou demandant un asile aux citadelles de la Proconsulaire, où de rares garnisons impériales se défendaient encore *. Successivement Hassan emporta toutes ces forteresses, et sans résistance ses soldats ravagèrent et pillèrent tout le pays. Toutefois, si la province était définitivement perdue pour Byzance, elle était loin d'être pleinement soumise : dans TAurès, et dans toute la région qui avoisinaitla montagne, les tribus de la Kahena étaient en armes, et autour de la prophétesse se groupaient toutes les populations chrétiennes qui refusaient de faire leur soumission aux vainqueurs. Pour défendre leur indépendance, les indigènes n'avaieitt pas reculé devant les partis les plus extrêmes : sur Tordre de la Kahena, les villes avaient été détruites, les arbres coupés, les cultures incendiées ; tout le pays qui, disent les historiens arabes, « depuis Tripoli jusqu'à Tanger n'était qu'un seul bocage », avait été complètement ruiné '. A la vérité^ ces sacrifices ne s'étaient point accomplis sans mécontenter une grande partie des populations africaines; et les habitants des villes en particulier en étaient profondément irrités *. Lorsque Hassan parut, bien des défections se produisirent ; et après une bataille longue et acharnée la reine berbère périt glorieusement*. Longtemps encore son souvenir vécut dans Timagination des indigènes : pour eux, Tamphithéàtre romain d'El-Djem devint le château de la Kahena, qu'un souterrain long de six lieues mettait en communication

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