NoTeiri, /. c, p
5. Pournel, 1, p. 223-224; A. MaUer, l. c, p. 421, qui place ces événements vers 703.
avec le littoral* ; et depuis i' Au rès jusqu'à Tabarka% en vingt endroits, on montra la place où avait péri le dernier défenseur de rindépendance berbère.
Des provinces orientales de Texarchat d'Afrique, l'empire grec, au commencement du viu* siècle, ne conservait donc plus même un lambeau: tout près de l'endroit où commandait jadis le patrice de Carthage, on trouvait maintenant, au fond du lac de Tunis, un grand port de guerre, d'où les flottes sarrasînes allaient s'élancer pour porter le pillage à travers la Méditerranée « ; avec la même facilité qu'ils avaient accepté le christianisme, les Berbères maintenant se convertissaient à rislam et servaient sous Tétcndard du Prophète aussi fidèlement qu'ils avaient combattu sous les drapeaux du basileus^ ; et les populations catholiques, diminuées par Témigration, cruellement éprouvées par les conséquences de tant de guerres, ne marchandaient plus guère leur soumission au vainqueur. Toutefois, et malgré tant de désastres, la province byzantine d'Afrique n'avait point totalement disparu. Non seulement la Sardaigne continuait à appartenir aux impériaux, mais aux extrémités de l'Occident, ils conservaient un inexpugnable boulevard, qui permettait à la vanité du prince de faire, comme jadis, figurer l'exarchat d'Afrique sur la liste officielle des provinces de la monarchie. Autour de la forte