Adoq , XXXI seq
5fl HISTOIRE DE LA DOMINATION BYZANTINE EN AFRIQUE
prend l'offensive de telle ou telle manière, où Ton placera les houpes de cheval s'il se produit une attaque de flanc, quel parti on prendra si l'adversaire est en nombre, quelle attitude si ses forces se composent surtout de cavalerie, où l'on rangera les cataphractaires, où Tinfanterie légère : rien ne manque, pas même Ténumération des mesures à prendre en cas de retraite ou de défaite *. A la vérité, on objectera peut-être que ces règles, si sensées qu'elles puissent être, sont parfois singulièrement minutieuses, qu'elles laissent une place bien "restreinte à l'initiative personnelle, et qu'en face d'une tactique nouvelle comme était celle des Berbères, ces principes trop stricts devaient être plus d'une fois déconcertés : il n'en est pas moins vrai qu'en pratique, les Byzantins appliquèrent ces i ('gles dans toutes leurs guerres africaines : c'est ce qui oblige à étudier d'un peu près le curieux traité que nous analysons. Aussitôt que les espions font savoir qu'une incursion enucmie est prochaine, le général, après avoir pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des villes et des habitants du plat pays, doit en toute hâte se rapprocher de la frontière ". Des partis de cavalerie^ commandés par des officiers choisis parmi les pluâ intelligents et les plus «débrouillards » de l'armée', éclairent sa route et battent l'estrade en avant et sur les flancs de la colonne : ils ont charge de reconnaître les passages dangereux, d'occuper, s'il faut traverser un défilé, les hauteurs qui le dominent, de déjouer les surprises, d'enlever les convois de l'ennemi, surtout d'étudier avec soin le terrain et de rechercher les endroits qui se prêtent aux embuscades *. Il n'y a nul intérêt en effet à risquer de grandes batailles : c'est par des attaques de nuit, par des pièges habilement tendus qu'il faut tâcher de détruire l'adversaire * ; tout au moins,