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byzantines; il est comme entendu d'avance que ce tir régulier et sûr brisera l'élan des escadrons ennemis. Alors, sur ces troupes en désordre la cavalerie se rabat et par une attaque furieuse — le seul corps-à-corps de la journée — achève la déroute ; en même temps, Tinfanterie s'avance, piques en avant, balayant de sa masse tout ce qui oppose une résistance *. Mais il faut bien se garder d'abuser de la victoire : aussi on évitera de pousser trop la poursuite, de crainte de tomber dans quelque embuscade '; surtout — et la prescription ne laisse pas d'être curieuse — on ne cherchera jamais à envelopper complètement l'ennemi, de peur qu'ayant perdu loute possibilité de fuir, il ne se décide par nécessité à fournir une résistance désespérée'. Inversement, si l'adversaire est en force, on n'ht^silera point à battre en retraite, et de nouveau la tactique explique comment elle se fera sans désavantage : ici encore c'est lîi cavalerie qui soutiendra tout Teffort, et par ses savantes manœuvres retardera la poursuite de l'ennemi*. Ainsi rien n'est laissé au hasard, rien non plus à l'initiative du général, et plus d'une fois la tactique désordonnée des Maures devait déjou*!r ces principes de combat si méthodiquement établis.
Par l'armement, les Berbères étaient assurément fort inférieurs aux Byzantins, et Ton conçoit que les généraux impériaux les traitent dédaigneusement d'adversaires sans défense*. Les pieds et les bras nus, le corps et la tête enveloppés d'un grand burnous de toile, ils n'ont, fantassins et cavaliers, d*aulro arme défensive qu'un petit bouclier de cuir; pour l'attaque ils sont armés d'une courte et large épée, et chacun d'eux porte en outre deux longs et solides javelots* : mais ce léger équipement leur assure une mobilité extrême, et ils se fienl à cet avantage pour harceler, envelopper et rompre la
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