‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 59 sur 539 · M.. XL · texte numérisé non relu

M.. XL

a id., XXXIV, 4; XXXIX, i2] StraUg., VIII, 2, p. 198-199.

i. Auou., XXX VU, 1-2; XXXVllI, 1-3.

n. Beti. Vand,, p. 388, 454.

G J-jA, II, 114-115, 126-137, 150-155; VIII, 189-192; /?tî//. Vand.y p. 453-

lourde infanterie byzantine ^ Suivant Tusage de tous les nomades, ils emmènent à leur suite dans leurs courses les femmes, les enfants, les troupeaux de la tribu '; mais ce n'est point là, comme on pourrait croire, un obstacle à leur marche : les bêtes, on le verra tout à l'heure, ont leur rôle dans la bataille; les femmes, en élevant les retranchements du camp, en soignant les chevaux, en fourbissant les armes, laissent les guerriers plus frais pour la lutte, et d'ailleurs plus d'une fois elles prennent furieusement leur part du combat. Quant à la tactique des indigènes, elle est déterminée par leur parfaite connaissance du pays et la supériorité numérique de leur innombrable cavalerie. Ils se plaisent à faire une guerre d'escarmouches et d'embuscades, occupant les passages difficiles des montagnes, se dissimulant sous l'abri des bois ou dans le lit desséché des rivières ; ils aiment à surprendre l'ennemi en route et à faire tourbillonner autour de ses rangs demi-rompus la galopade furieuse de leurs escadrons'; ils s'entendent aux fuites savantes qui entraînent l'adversaire en une imprudente poursuite et l'amènent, épuisé et sans ordre, dans le piège soigneusement préparé; ils le harcèlent par cent attaques de détail et toujours se dérobent devant lui, sans jamais risquer un combat régulier, sans vouloir surtout accepter en plaine une grande bataille rangée ; ils se tiennent sur les hauteurs, occupant les sommets, se défendant derrière des abatis d'arbres *, épiant la marche de l'ennemi pour profiter du moindre désarroi, assaillir son camp mal fortifié, le surprendre au moment de la sieste * ; ils simulent la retraite, parfois la déroute, pour tromper l'adversaire et l'attirera leur suite dans les régions désertes, où la faim, la soif, la chaleur briseront son courage; même, pour mieux l'épuiser, ils font

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