‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 71 sur 539 · C. /. L., Vl[i, 16851; Tissot, H · texte numérisé non relu

C. /. L., Vl[i, 16851; Tissot, H

de Madaure*, rimportante forteresse de Tipasa, dominant la grande et fertile plaine de Dréa ; avec le poste d'Ad Centenarium (KevToupiat) * et la ville forte de Tigisîs •, ces places fermaient absolument l'accès du Tell aux nomades du sud et constituaient contre les montagnards de l'Aurès une solide hase d'opérations. Enfin Solomon ne s'inquiétait pas moins de protéger la Byzacène pacifiée et soumise ; la construction de la citadelle de Théveste, qui date de cette époque*, atteste dès ce moment ses efforts pour empêcher toute attaque des trihus numides sur le pays byzantin.

Dans son ardent désir de reconquérir sans tarder les provinces qui jadis avaient formé l'Afrique romaine, Solomon, comme l'empereur son maître, se flattait de quelques illusions. A tous deux le souvenir des succès triomphants remportés en Byzacène avait bien vite fait oublier le léger insuccès de l'Aurès. Élevé, en récompense de ses victoires à la haute dignité de patrice^, le général byzantin voyait déjà toute l'Afrique à ses pieds, et fièrement il rappelait sur les murs de Théveste « la nation maure tout entière détruite par le bras de Solomon »\ A Constantinople, on s'exaltait bien davantage encore. Dès le mois de janvier 538, après la victoire de Mamma^ Justinien déclarait que Vandales et Maures étaient soumis à l'autorité impériale \ et se félicitait de la grande paix qui régnait en Afrique*. Quoiqu'il eût fallu par la suite rabattre un peu de

l." C. /. L., VIII, 4677.

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