Id., p
loDgue' : surpris au milieu dun mouvement dangereux et difficile par une vigoureuse charge des impériaux, les rebelles s'enfuirent sans faire résistance du c6té de Touest.
Bélisaire, avec la faible armée qui l'accompagnait, ne crut point possible de les poursuivre : persuadé d'ailleurs que l'effet moral de cette prompte victoire suffirait à ruiner l'insurrection', jugeant qu'avant toute chose il fallait réorganiser l'administration des provinces africaines, il rentra à Garthage : il comptait au reste que, s'il en était besoin, les troupes de Numidie sauraient à elles seules écraser les débris des rebelles. Il s'attacha donc, mêlant habilement à quelques exécutions nécessaires les gratifications et les faveurs', à restaurer la discipline tant ébranlée dans l'armée byzantine ; peut-être même crut-il nécessaire, pour rendre plus aisé le rétablissement de Tordre, d'éloigner de son commandement le patrice Solomon* ; et en attendant que l'empereur eût pourvu à son remplacement, il restait à Garthage, lorsque de mauvaises nouvelles de Sicile l'obligèrent en toute hâte à rejoindre son armée'. Au moment même où ce contre-temps éloignait Bélisaire de l'Afrique, un nouveau désastre frappait la cause impériale. Les officiers qui commandaient les troupes byzantines en Numidie avaient essayé de tirer parti de la victoire de
1. Cf. Bell. Vand,, 476-481; Joh,, III, 311-313; Tissot, U, p. 326-328.