‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 78 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

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voirs pour combattre Tinsurectioii, lui recommandant de tenir ferme à Carthage aussi longtemps qu'il pourrait \ A peine arrivé à Missua, il envoya un émissaire au général qui commandait le détachement de Numidie, afin qu'averti des événements, il tâchât à n'importe quel prix de maintenir ses troupes dans le devoir. Lui-même, avec Procope, s'embarquait en hâte pour la Sicile'. Bélisaire l'occupait avec l'armée chargée de reconquérir ritalie, etlepatrice comptait bien qu'il trouverait chez son ancien général l'appui matériel et moral nécessaire pour réprimer l'insurrection.

Bélisaire n'hésita pas un instant : sans perdre temps à mobiliser une partie de ses troupes, il se jeta dans un vaisseau avec une centaine de soldats d'élite, et emmenant Solomon, il cingla vers Carthage '. Il arriva juste à temps pour la sauver. Déjà Théodore de Cappadoce et les quelques troupes restées fidèles, serrés de près par les révoltés, épouvantés par les menaces et les cruautés de Stotzas, étaient entrés en négociation avec les rebelles ^ et la capitulation semblait imminente, quand tout à coup l'arrivée de Bélisaire changea la face des événements. Tel était, sur ses anciens soldats, le prestige du général en chef, qu'à la seule nouvelle de sa présence, l'armée insurgée leva le siège et se replia en désordre par la route de Numidie, tandis que les forces impériales, pleines de confiance dans le vainqueur de Decimum et de Tricamarum, demandaient à grands cris à marchera l'ennemi^. Bien que Bélisaire pût disposer de deux mille hommes à peine, il ne douta point de sa fortune : après avoir, par d'abondantes distributions d'argent, réchauffé le zèle des soldats S il se mit à la poursuite de Stotzas et l'atteignit au passage de la Medjerda, auprès de la ville de Membressa (auj. Medjez-el-Bab). La lutte ne fut pas

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