Cf. id., p
dn butia*; elle manqua le payer assez cher. Plus résolu que ne Tavait été Gélimer à Tricamarum, connaissant mieux aussi rindiscipline du soldat victorieux, Stotzas rallia une partie des siens et tenta une suprême attaque' : elle échoua devant le courage de Germanos. La bataille était définitivement perdue. Le chef rebelle, demeuré presque seul, s'enfuit avec quelques Vandales jusqu'en Maurétanie; il y trouva accueil chez un chef indigène dont il épousa la fille ; ceux des siens qui avaient survécu à la lutte firent leur soumission. L'insurrection était terminée.
U s'agissait maintenant de remettre de Tordre en Afrique '. Germanos sut montrer alors que sa douceur n'était point exempte de fermeté. A peine en effet rentrée à Carthage, Tarmée recommençait à s'agiter : le long succès de Stotzas éveillait les ambitions; on se mit à conspirer contre le patrice, comme jadis on avait fait contre Solomon* ; de nouveau d'ailleurs la solde était en retard, et le mécontentement augmentait d'autant*; mais cette fois les ménagements n'étaient plus nécessaires. Averti du complot, Germanos prit des mesures énergiques ; lorsque les mutins vinrent au palais présenter des réclamations menaçantes, lorsqu'ensuite, rassemblés à rhippodrome, ils semblèrent vouloir recommencer les désordres de 536, le général sans hésiter les fit disperser par la force et tailler en pièces'; en même temps il faisait arrêter et pendre le principal chef de la conspiration \ Grâce à ces salutaires rigueurs, l'armée comprit qu'il fallait obéir : et pendant près de deux ans, l'Afrique, sous le gouvernement de Germanos, connut quelque tranquillité •.