‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 84 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

7. Sur l'endroit, cf. Tissot, H, p. 416, qui ne donne point des informations très sûres. Le comte Marceliin (ann. 537, p. 105), dit : « inter Maurorum déserta. » Sur le nom de rendrait, cf. Joh,, 111, 318.

tude : Tannée rebelle, en effet, malgré le désordre apparent de ses lignes, se composait de vieilles troupes romaines aguerries par vingt combats ; derrière elle, se pressait une masse épaisse de cavaliers berbères, et malgré les assurances de défection données par les grands chefs, le général impérial se rendait bien compte que, si ses soldats pliaient, les indigènes prendraient sans hésiter le parti du vainqueur* ; enfin il n'avait dans son infanterie qu'une médiocre confiance et craignait qu'à la moindre panique, elle ne se laissât emporter'. Et, au vrai, la bataille fut tout autrement sérieuse que toutes celles qui jusque-là s'étaient livrées en Afrique'. Dès le premier choCy la cavalerie impériale qui formait l'aile droite fut bousculée par une vigoureuse charge de Stotzas, et déjà Tinfanterie à son tour était entamée, lorsque Germanos, à la tète de quelques escadrons d'élite, se jeta dans le combat Tépée à la main. Alors, dans une lutte furieuse, les deux cavaleries s'entremêlèrent; ordre avait été donné de ne faire nul quartier aux rebelles; aussi ils se battirent en désespérés. Germanos, tombé à bas de cheval, ne dut la vie qu'au courage de ses gardes : Stotzas se défendit tant qu*il lui resta des forces et quand, avec quelques hommes, il dut prendre la fuite, il ne jugeait pas encore la partie perdue. Pendant qu'en avant du camp, ses troupes opposaient une résistance obstinée, et manquaient de repousser les attaques des impériaux, luimême galopait vers les Berbères pour les entraîner à la charge et rétablir la bataille \ Mais à ce moment même Germanos, par un mouvement tournant, forçait les retranchements des rebelles et la déroute commençait. A cette vue, les Maures crurent le moment venu de participer à la victoire et au pillage et ils se jetèrent à la poursuite des insurgés. Pendant ce temps, suivant ses habitudes, la détestable armée byzantine, oubliant Tennemi, n'écoutant plus son chef, ne songeait qu'à faire

f . BelL Vand., p. 487.

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