‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 87 sur 539 · Bell. Vand., p · texte numérisé non relu

Bell. Vand., p

le patrice Solomon, rentré en faveur, fut nommé tout à la fois préfet du prétoire et magister niUitum^. La pacification de l'Afrique allait enfin s'achever.

Dès Tabord, l'énergie du nouveau gouverneur apparut en des mesures décisives. Résolument il débarrassa les troupes des éléments de trouble et de désordre qu'elles renfermaient, renvoyant à Byzance ou à l'armée dltalie tous ceux qui lui parurent mal sûrs'; et à la place de ces vétérans gâtés jusqu'aux moelles partant d'intrigues, de complots, d'insurrections, il forma des régiments nouveaux qu'il soumit à une sévère discipline. II expulsa non moins rigoureusement les Vandales qui avaient fourni des armes au soulèvement de Stotzas, et surtout ce ramassis de femmes dont les criailleries avaient allumé jadis le mécontement des soldats contre lui ^ Et s'étant ainsi vengé de ceux qui avaient causé sa chute, sûr maintenant de son pouvoir et de ses soldats, il recommença la guerre contre les Berbères, négligée depuis trois années, par une grande expédition dans l'Aurès.

De nouveau, comme en 335, Solomon aborda par l'est le vaste massif montagneux, et son avant-garde, sous les ordres de Guntarith, l'un de ses officiers, vint prendre position dans la plaine de Bagai\ Mais, depuis la précédente campagne, les indigènes avaient eu le temps d'oublier les sévères leçons de prudence que leur avaient données les Byzantins : au lieu d'attendre, comme autrefois', l'ennemi dans leurs redoutables montagnes, ils descendirent hardiment dans la plaine et attaquèrent le détachement grec. Guntarith, vaincu par des forces très supérieures, dut se replier sur son camp; il s'y trouva bientôt bloqué par les Berbères, et pour venir à bout

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