PREFACE XIII
< rartillerie et de la fusillade des Howas, leur
< élan culbutant l'ennemi à la baïonnette et lui
< enlevant deux canons ; le salut, grâce aux feux « de flanc d'une batterie, des deux compagnies «( do turcos d'Andraisoro accueillies par le feu « violent d'Andrainarivo » et qui durent laisser leurs morts sur le terrain ; « Tefficacité du bom- <( bardement de Tananarive et surtout do celui « des obus à mélinite lancés sur le palais de la « Reine, suivi du hissement du drapeau blanc. » Toutes ces rencontres invariablement suivies de victoires décisives doivent réjouir les admirateurs du courage, surtout quand ils constatent qu'elles ont été obtenues avec une perte d'effectif représentée par : li tués, 07 blesses.
Mais le jour où paraîtrait une statistique aussi détaillée sur les morts dues aux fatigues de toute sorte endurées par les soldats, les auxiliaires, les convoyeurs du corps expéditionnaire, quelle ne serait pas leur surprise de voir qu'une campagne, si légèrement meurtrière par le feu, a coûté pour le moins 8000 morts par une seule maladie : la (lèvre ! Quelle énuméralion navrante si l'on pouvait relever «Tniie façon exacte, irréprocbable et pas seulement oflicielle, les décès survenus parmi les troupiers cl les convoyeurs, tant ceux qui sont morts dans l'ile qu*en cours de traversée et, après le rapatriement, dans les