‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 105 sur 245 · Malchus, Excerpta a legationibus, p · texte numérisé non relu

Malchus, Excerpta a legationibus, p

pensée, devenir l’ami de l’empereur (Zénon), qu'il aimait beaucoup les Romains, et qu’il renonçait à ses réclamations de rentes et autres biens que Léon avait retenus à sa femme ( ; qu’il ne serait même plus question des biens qu’on avait enlevés dans la dernière guerre à des marchands de Carthage, ni de tout ce qui avait fait élever à son père des plaintes contre les Romains; qu’Hunérich voulait conclure une paix durable avec les Romains, et ne pas même laisser subsister dans leur esprit le soupçon qu’il pourrait ne pas fidèlement exécuter les traités à intervenir et les arrangements déjà faits! qu'il avait de grandes obligations à l'empereur de ce qu’il témoignait tant de respect à Placidie, femme d’Olybrius1 2; qu'aussi était-il prêt à consentir à tout ce que l’empereur demanderait. Ce n’était pourtant que l exorde d’une harangue décente que tout cela; la vérité est que les Vandales furent alors fortement soupçonnés d’avoir voulu faire la guerre à l’Empire ; mais ils s’étaient tellement amollis depuis la mort de Geiserich, qu’ils ne portaient plus la même vigueur que jadis aux affaires; ils n’entretenaient même plus ces armées et ces flottes que Geiserich avait toujours tenues prêtes dans les ports de mer. afin de pouvoir déjouer les projets de ses ennemis. » Un des derniers actes de l’empereur Valentinien III fut son intervention auprès de Geiserich en faveur de l’Église de Carthage. Le roi vandale autorisa l’élection d’un évêque et Deogratias fut choisi et ordonné (454) 3. De graves événements se prépa-

1. Il avait épousé Euduxie, fille (le Valentinien 111. Sur ce que. Théophane rapporte de cette princesse, cf. L. Marcus, o/>. cit., p. 251.

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